Il y a plusieurs façons de porter son regard sur les choses.
J'aime tant le dessin qui ne dit pas tout.
A côté de cette société d'information, d'autres langages doivent exister.
Voici le regard de l'illustrateur nantais Nicolas Désiré Frisque sur l'enregistrement de ma première chronique pour France3 Pays de la Loire dédiée aux livres après la saison des prix littéraires.
Bertrand Cuiller au clavecin sera mon invité pour la prochaine chronique le 25 janvier 2013.
Nous serons alors à la veille de la folle journée de Nantes.
lundi 3 décembre 2012
dimanche 2 décembre 2012
NANTES nous voilà !
mardi 13 novembre 2012
ROGER WALLET - Beaugency en résidence d'écriture
Roger Wallet a l'oeil qui vagabonde en toute discrétion. Partout il prend des notes au crayon à papier dans des carnets même quand il n'en a plus. Et je me demande combien il a pu en accumuler sur la crête de toutes ces années. Comment arrive- t'il à se déplacer avec ces pyramides de papiers et de signes?
Cet écrivain-là vit à pleins poumons et à pleins regards, le droit au contact de l'autre, le gauche dans les recoins et les lointains de la terre.
En plus il rigole. Un homme dévoué à la littérature, aux autres, et drôle. J'en connais pas beaucoup des comme lui.
Drôle et ses mots me font parfois pleurer,
"Je secoue la tête. Entre nous, les aveux ont toujours été longs, les silences prenaient toute la place."
"Elle (la petite) quitte le banc de terre où d'abord elle s'est assise, dans la cour. L'olivier sauvage est silencieux. Sa mère venait y prier, le vieil arbre veillait sur la maison. La nuit dernière,on y a allumé de petites bougies. La fillette ne s'y arrête pas. Elle marche bravement sur le chemin de poussière rouge au long duquel s'égrènent les maisons.Plus tard elle apprendra à les compter et saura qu'elles sont quatorze, "quinze avec celle de maman" mais celle-là reste invisible."
ses mots sont de la poésie,
"UN JOUR ET C'EST BIENTOT il n'y aura plus entre nous que l'épaisseur d'un regard...Un jour et c'est demain, nous nous coucherons sous ces milliers de mots que nous avons tressés et nous nous endormirons dans les rêves l'un de l'autre."
" Je caresse le poil raide. Lui et moi nous nous comprenons. Je l'embrasse sur le museau. Il ne ferme même pas les yeux, il regarde devant lui la nuit qui a pris le jardin."
ses mots claquent,
"L'exil, ce n'est pas un mot, c'est un bruit : le bruit de ce qui se déchire. Quitter son village des Côtes du Nord, c'était se déchirer l'âme."
Ces extraits sont tirés du recueil de nouvelles
"Aurai-je jamais rien fait d'autre que passer" publié aux Editions du petit véhicule. (février 2012)
Je dois reconnaître qu'avant même de l'avoir lu, deux traits chez Roger Wallet m'ont plu : son amour des marionnettes et sa casquette...
Deux fois par mois Roger Wallet publie une revue littéraire "Les années" et une fois par mois "Le quotidien". A demander à cielsenpicardie@orange.fr
mercredi 31 octobre 2012
mardi 30 octobre 2012
Hervé Claude - Australie/France
J'ai connu Hervé Claude au temps du journalisme puis au temps de l'écriture.
L'homme a gardé la fraîcheur de l'enthousiasme au contact du monde, toujours.
La curiosité est dans sa voix, son regard et toute la mobilité de son âme.Lorsqu'il présentait le 20H sur Antenne 2 on pouvait déjà reconnaître l'écrivain derrière le journaliste.
Aujourd'hui cette qualité d'écriture existe t'elle encore à la télévision ?
Je viens de lire son dernier polar "Les mâchoires du serpent" (Actes Sud, nov 2012) comme on engloutirait une forêt noire. L'Australie comme dans ses précédents livres reste le décor et imprègne le roman. Mais pour la première fois Hervé Claude aborde la question aborigène. Passionnant. Cela n'engage que moi, mais ce récit est peut-être le plus abouti. Courez chez votre libraire préféré et laissez vous emporter jusqu'à la "porte de l'enfer, autrefois la seule porte d'entrée pour les navires en quête d'un havre plus tranquille sur la côte ouest de Tasmanie".
Extrait - " Ashe dans les nuages et une terre ocre à l'infini sous les ailes de l'avion. Et puis soudain des rochers un peu plus rouges pour rompre la monotonie du tapis qui déroulait son immensité sous eux. Comme une ponctuation. Ils volaient à mille mètres d'altitude et ils distinguaient parfaitement le sol. Sauf qu'il n'y avait rien, rien de rien, à part le sable ocre et des rochers de temps en temps.
Mieux qu'en roulant sur des pistes interminables et monotones, c'est en survolant le pays qu'on mesure sa dimension vide et absurde... "
mardi 23 octobre 2012
"Amour" Michael Haneke
"Mais je ne peux pas aller le voir !" me répète-t-on.
"Amour" de Michael Haneke est un chef d'oeuvre d'humanité, un chef d'oeuvre du cinéma servi par deux grands comédiens, que je suis enchantée de recevoir dans le 19/20 ce dimanche 21 octobre sur France3.
Quelle émotion pour la journaliste que je suis d' accueillir réunis Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant. Mais ces 4 minutes d'interview furent trop courtes, tant il est vrai que j'aurais voulu un autre lieu pour les rencontrer. Pour rester indéfiniment sous le charme de leurs mots et de leurs silences.
jeudi 27 septembre 2012
Dessiner - faire ses gammes
"Qu'est-ce que dessiner? Comment y arrive t-on? C'est l'action de se frayer un passage à travers un mur de fer invisible, qui semble se trouver entre ce que l'on sent et ce que l'on peut. Comment doit-on traverser ce mur, car il ne sert de rien d'y frapper fort, on doit miner ce mur et le traverser à la lime, lentement et avec patience à mon sens. " VAN GOGH


L'automne... Je reprends mes gammes comme je dis et des corps surgissent de la mémoire. Le trait dialogue avec le papier. Il faut chercher de nouveaux sujets...
dimanche 16 septembre 2012
Journées du patrimoine - 2012
vendredi 14 septembre 2012
samedi 8 septembre 2012
Nantes Nicolas Désiré Frisque - Illustrateur
Nicolas Désiré Frisque a 26 ans avec le temps devant lui.
Avant même de le rencontrer, j'ai fait la connaissance de son poisson, de passage au dessus d'une ville imaginaire... Aucun bruit à son passage, mais une vraie présence.
Nicolas Désiré Frisque est un jeune homme au silence heureux, peut-être parce qu'il est né un jour de neige en Vendée aux portes des marais.
2012. C'est la crise. Une vraie gifle. Et lui continue à rêver des tableaux...
A l'incontournable question sur les références, il me répond " J'aime tellement les peintres...Il y a les dessins de Lautrec, la lumière de Rembrandt, la matière brutale chez Lucian Freud, les gravures de Dürer, l'humour de Magritte, les motifs de Klimt, la couleur d'Odilon Redon, la fièvre de Franz Halz, l'urgence de Delacroix, de Sorolla..." Je me dis qu'il est important de savoir attendre l'éclosion d'un artiste qui sait si bien illustrer les mots des autres.
Ah j'oubliais, Nicolas joue de la guitare et chante du Bobby Lapointe, du Boris Vian et du Léo Ferré...
Le temps s'étire.
Illustrations De Nicolas Désiré Frisque
dans "Le chagrin et l'oiseau perdu" aux éditions du petit véhicule.
Avant même de le rencontrer, j'ai fait la connaissance de son poisson, de passage au dessus d'une ville imaginaire... Aucun bruit à son passage, mais une vraie présence.
Nicolas Désiré Frisque est un jeune homme au silence heureux, peut-être parce qu'il est né un jour de neige en Vendée aux portes des marais.
2012. C'est la crise. Une vraie gifle. Et lui continue à rêver des tableaux...
A l'incontournable question sur les références, il me répond " J'aime tellement les peintres...Il y a les dessins de Lautrec, la lumière de Rembrandt, la matière brutale chez Lucian Freud, les gravures de Dürer, l'humour de Magritte, les motifs de Klimt, la couleur d'Odilon Redon, la fièvre de Franz Halz, l'urgence de Delacroix, de Sorolla..." Je me dis qu'il est important de savoir attendre l'éclosion d'un artiste qui sait si bien illustrer les mots des autres.
Ah j'oubliais, Nicolas joue de la guitare et chante du Bobby Lapointe, du Boris Vian et du Léo Ferré...
Le temps s'étire.
Illustrations De Nicolas Désiré Frisque
dans "Le chagrin et l'oiseau perdu" aux éditions du petit véhicule.
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