jeudi 21 février 2013

La folle journée de Nantes


J'aime ce court instant où l’interprète entre en musique.

De dos, Bertrand Cuiller semble posé sur une branche, l’œil en alerte tel l'oiseau.
Ce soir là au château de Nantes je découvre qu'un lien étroit existe entre le clavecin et l'oiseau.
La quête de Bertrand Cuiller pour trouver le meilleur son l'a amené à essayer toute sorte de plumes.
Après une longue recherche, il a choisi de pincer ses cordes avec des plumes d'oies sauvages du canada.
Je comprends alors l'étrange fragilité du clavecin, qui rend cet instrument d'autant plus fascinant.



www.bertrandcuiller.com/fr/index.php

vendredi 4 janvier 2013

Pour 2013


                                                             Pour 2013 je vous souhaite

d'aimer,
                                                   d'avancer,
                                                                                                                 d'avoir des ailes,

 sans oublier de vous poser....

mardi 18 décembre 2012

Gérard Depardieu et l'Oiseau


                                                                                                           Quand je regarde cet oiseau errant sur le parking, 
je pense à Gérard Depardieu qui veut quitter la France.

jeudi 6 décembre 2012

LA NEIGE UN 7 DECEMBRE

 J'ai assisté à la brève métamorphose d'un coquillage posé sur ma commode, quand la lumière apparut comme une vague d'hiver.

                                                                    Dehors, le froid danse. 
                                                                    Et puis la neige ...

lundi 3 décembre 2012

Un autre regard sur la télé

Il y a plusieurs façons de porter son regard sur les choses.
J'aime tant le dessin qui ne dit pas tout.
A côté de cette société d'information, d'autres langages doivent exister.






Voici le regard de l'illustrateur nantais Nicolas Désiré Frisque sur l'enregistrement de ma première chronique pour France3 Pays de la Loire dédiée aux livres après la saison des prix littéraires.








Bertrand Cuiller au clavecin sera mon invité pour la prochaine chronique le 25 janvier 2013.
Nous serons alors à la veille de la folle journée de Nantes.





dimanche 2 décembre 2012

NANTES nous voilà !

Nantes, nous voilà pour une chronique 100% culture, accueillie dans l'émission "C soir avec vous" sur France3 Pays de la Loire...
                                                         Diffusé le 23 novembre 2012


mardi 13 novembre 2012

ROGER WALLET - Beaugency en résidence d'écriture



Roger Wallet a l'oeil qui vagabonde en toute discrétion. Partout il prend des notes au crayon à papier dans des carnets même quand il n'en a plus. Et je me demande combien il a pu en accumuler sur la crête de toutes ces années. Comment arrive- t'il à se déplacer avec ces pyramides de papiers et de signes?
Cet écrivain-là vit à pleins poumons et à pleins regards, le droit au contact de l'autre, le gauche dans les recoins et les lointains de la terre.
En plus il rigole. Un homme dévoué à la littérature, aux autres, et drôle. J'en connais pas beaucoup des comme lui.
Drôle et ses mots me font parfois pleurer,
"Je secoue la tête. Entre nous, les aveux ont toujours été longs, les silences prenaient toute la place."

"Elle (la petite) quitte le banc de terre où d'abord elle s'est assise, dans la cour. L'olivier sauvage est silencieux. Sa mère venait y prier, le vieil arbre veillait sur la maison. La nuit dernière,on y a allumé de petites bougies. La fillette ne s'y arrête pas. Elle marche bravement sur le chemin de poussière rouge au long duquel s'égrènent les maisons.Plus tard elle apprendra à les compter et saura qu'elles sont quatorze, "quinze avec celle de maman" mais celle-là reste invisible."

ses mots sont de la poésie,

"UN JOUR ET C'EST BIENTOT il n'y aura plus entre nous que l'épaisseur d'un regard...Un jour et c'est demain, nous nous coucherons sous ces milliers de mots que nous avons tressés et nous nous endormirons dans les rêves l'un de l'autre."

" Je caresse le poil raide. Lui et moi nous nous comprenons. Je l'embrasse sur le museau. Il ne ferme même pas les yeux, il regarde devant lui la nuit qui a pris le jardin."

ses mots claquent,
"L'exil, ce n'est pas un mot, c'est un bruit : le bruit de ce qui se déchire. Quitter son village des Côtes du Nord, c'était se déchirer l'âme."
                                                         Ces extraits sont tirés du recueil de nouvelles
"Aurai-je jamais rien fait d'autre que passer" publié aux Editions du petit véhicule. (février 2012)

Je dois reconnaître qu'avant même de l'avoir lu, deux traits chez Roger Wallet m'ont plu : son amour des marionnettes et sa casquette...

Deux fois par mois Roger Wallet publie une revue littéraire "Les années" et une fois par mois "Le quotidien". A demander à cielsenpicardie@orange.fr

mercredi 31 octobre 2012

Marseille - La tempête

                                        Attaquée par les vents hurlants Marseille résiste...

mardi 30 octobre 2012

Hervé Claude - Australie/France

J'ai connu Hervé Claude au temps du journalisme puis au temps de l'écriture.
L'homme a gardé la fraîcheur de l'enthousiasme au contact du monde, toujours.
La curiosité est dans sa voix, son regard et toute la mobilité de son âme.
Lorsqu'il présentait le 20H sur Antenne 2 on pouvait déjà reconnaître l'écrivain derrière le journaliste.
Aujourd'hui cette qualité d'écriture existe t'elle encore à la télévision ?



Je viens de lire son dernier polar "Les mâchoires du serpent" (Actes Sud, nov 2012) comme on engloutirait une forêt noire. L'Australie comme dans ses précédents livres reste le décor et imprègne le roman. Mais pour la première fois Hervé Claude aborde la question aborigène. Passionnant. Cela n'engage que moi, mais ce récit est peut-être le plus abouti. Courez chez votre libraire préféré et laissez vous emporter jusqu'à la "porte de l'enfer, autrefois la seule porte d'entrée pour les navires en quête d'un havre plus tranquille sur la côte ouest de Tasmanie".

Extrait " Ashe dans les nuages et une terre ocre à l'infini sous les ailes de l'avion. Et puis soudain des rochers un peu plus rouges pour rompre la monotonie du tapis qui déroulait son immensité sous eux. Comme une ponctuation. Ils volaient à mille mètres d'altitude et ils distinguaient parfaitement le sol. Sauf qu'il n'y avait rien, rien de rien, à part le sable ocre et des rochers de temps en temps.
Mieux qu'en roulant sur des pistes interminables et monotones, c'est en survolant le pays qu'on mesure sa dimension vide et absurde... "